At the Heart of a Selkie, Eivør Pálsdóttir

Eivør Pálsdóttir est une artiste féroïenne, chanteuse, auteure et musicienne. Je l’ai connue d’abord via un remix d’une de ses chansons très connue : Trøllabundin. Amoureuse de cette musique pour la force qui s’en dégage, j’ai aussi accroché à la voix d’Eivør.

Puis le temps passant, j’ai découvert d’autres morceaux et au hasard de la playlist de l’artiste je suis tombée sur l’album At the Heart of a Selkie.

Cet album étrange est une collaboration entre Eivør, Peter Jensen, Marjun Syderbø Kjælnes, the Danish National Vocal Ensemble et the Danish Radio Big Band. Ce projet artistique est l’adaptation en musique d’une légende qui nous vient du froid : celle de la selkie.

Faroese stamp Kopakonan
Timbre des îles Féroé

La selkie est une créature fascinante qui nous vient du folklore nordique, en particulier la zone maritime entre la mer du Nord et la mer Norvégienne où l’on trouve les îles Shetland, les Orcades et les îles Féroé. Forte de sa popularité dans cette partie du monde, la selkie et son histoire bénéficie de nombreuses versions mais toutes ont en commun des thématiques et des motifs récurrents tels que la beauté, la mélancolie et la soif de liberté.

Dans les îles Féroé d’où est originaire Eivør Pálsdóttir , la selkie est appelée Kópakonan ou littéralement « seal woman », la femme phoque. C’est une légende très connue là-bas, une statue de la Kópakonan a même été érigée en 2014 au bord de mer à Mikladagur sur l’île de Kalsoy où se passe le récit tragique de la selkie féroïenne.

Selkie statue Mikladalur

On dit des selkies qu’elles aiment parfois venir sur la terre ferme et danser au clair de lune. Elles retirent alors leur peau de phoque sur le bord de la mer et une fois changées en humaine, dansent sous les rayons argentés. Un homme a volé la peau de la Kópakonan, or sans elle, la selkie ne peut retourner à la mer. Sa peau est cachée, mise sous clé par le voleur. Ainsi manipulée, elle devient prisonnière. L’homme la garde auprès de lui, l’épouse et elle devient même la mère de ses enfants. Mais son coeur désire plus que tout la mer, juste la mer.

La première musique de l’album, Havet, est plus une ambiance sonore qu’une chanson. C’est une mélodie des profondeurs qui nous assaille et nous berce pour nous faire rentre dans le monde océanique de la Selkie. Une magnifique entrée en matière.

Les musiques se poursuivent et sous leurs notes et la voix d’Eivør, c’est le drame de la Kópakonan qui pleure sa peau et ses profondeurs. Car après tout c’est bien l’idée du nom de ce « récit musical », At the heart of a selkie : plonger dans le coeur et l’âme de cette exilée.

Tous les morceaux ne se valent pas mais cet album est une véritable expérience sensorielle où la musique se mêle à la magie du folklore mais aussi des sens. J’ai eu des frissons lors de l’écoute, signe incontestable chez moi que l’oeuvre que j’écoute à l’instant résonne et me touche. Et puis, la meilleure raison pour vous laisser tenter c’est la voix sublime d’Eivør qui nimbe chacune de ses réalisation d’une aura presque sacrée.

Plongez vous aussi dans le coeur de la Selkie ♥

Aller plus loin / En savoir plus :

Pour la légende complète de la Kopakonan : Kópakonan (Seal Woman) – The Faroe Islands

Pour en savoir plus sur la figure de la Selkie : http://www.paranormal-encyclopedie.com/wiki/Articles/Selkie

Les selkies : https://www.youtube.com/watch?v=Nc7UkOtg72w

Une vidéo qui montre le talent  et la beauté du chant d’Eivør

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