Mandy Cage Riseborough de Panos Cosmatos

Mandy, chef d’œuvre expérimental

Mandy c’est un film qui se visionne avec une promesse : celle de vivre une expérience cinématographique très particulière. Panos Cosmatos livre ici une œuvre aux frontières de l’horreur, du fantastique et du giallo. Saturé de couleurs, et notamment de rose et de rouge sang, Mandy est viscéral dans son propos comme dans sa réalisation.

Mandy

Les deux héros de ce long-métrage sont Red interprété par Nicolas Cage et Mandy, jouée par Andrea Riseborough. Le couple vit en marge dans une maison dans la forêt.Un jour, Mandy croise la route d’un groupe de personne en voiture : la bande de Jeremiah. Obsédé par Mandy, Jeremiah va commettre l’irréparable, accompagné de ses fidèles. S’ensuit une course à la vengeance qui fait froid dans le dos autant qu’elle est jouissive.

Red et Mandy sont deux opposés qui s’aiment avec une infinie tendresse. Mandy est mystique, son apparence, ses goûts, tout la portraitise comme une sorcière mystérieuse, loin des clichés superficiels que l’ont peut voir actuellement dans l’univers witchy. Red, lui, est bourru mais très humain. Lorsque sa compagne disparaît dans une scène abominable, sa soif de sang n’aura d’égal que son chagrin inconsolable. Empruntant à de nombreuses références (Hellraiser, le giallo), Mandy jongle entre ces dernières dans un délicat jeu d’équilibriste

Très expérimental la quête de Red est gorgée d’une couleur rose quasi omniprésente. Le sang, le rêve et les hallucinations parsèment son parcours ainsi que celui de Mandy. Cette dernière, droguée malgré elle, ne pliera jamais devant Jeremiah affrontant son regard dans une scène de rare tension où leur visage se superposent dans un fondu répétitif et hypnotique. Malgré sa disparition, Mandy hante le récit et apparaît régulièrement dans des séquences éthérées. Panos Cosmatos s’amuse également avec la musique ainsi que le procédé des incrustations en nous offrant par exemple des fausses pubs étranges et absurdes ou des scènes illustrées.

Visuellement grandiose, sur le fil entre un kitsch violent et poussif et une sincérité crue des sentiments, Mandy touche au but : nos tripes.

A voir dans le noir pour une meilleure immersion.

Enjoy ❤

4 commentaires

Répondre à rp 1989 Annuler la réponse.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s