Toutes les fois où j’ai senti que mon genre n’était pas le bienvenu dans l’espace public

Globalement, j’estime que j’ai eu de la chance. Quand je vois les multiples témoignages, dans mon entourage ou dans les médias, j’estime que j’ai eu de la chance. Pourtant il y a vraiment eu des moments où j’ai senti que mon genre (je parle de genre féminin et pas de sexe féminin car ce sont deux choses différentes, mon propos inclut toutes les personnes de genre féminin), que mon identité en tant que femme, n’était pas la bienvenue dans l’espace public. Ce sont des moments tristement réguliers qui témoignent d’une vérité nauséabonde : le corps féminin, et par extension sa propriétaire,  est vu comme profondément subordonné au masculin au lieu d’être considéré comme ayant les pleins pouvoirs sur ce qui lui arrive et le concerne. Cette volonté de dominer le corps féminin, de l’assujettir, on le voit dans toutes les strates de la société, dans des cadres et des environnements variés. Je vais ici raconter toutes ces fois où, en tant que femme, je me suis sentie vulnérable dans l’espace public.

Généralement, les problèmes ayant trait à cette sensation de vulnérabilité débutent à la puberté, tout simplement parce que c’est à cette période que les corps se sexualisent et donc se différencient. J’ai eu la chance d’être relativement élevée, à mon sens, loin de certains freins et conditionnements qu’imposent la société par rapport au genre. Sauf à de rares exceptions, je n’avais pas l’impression que mon éducation était différente de celle qu’aurait reçu un individu masculin. Néanmoins, il y a eu un moment où j’ai senti la différence et elle tient en deux mots : l’inquiétude parentale.

J’ai des « parents poules », qu’on se le dise. Ils s’inquiètent facilement comme beaucoup d’autres parents et souhaitent ardemment protéger leurs enfants. Mais un jour, j’étais alors au lycée, au détour d’une phrase prononcée par ma mère avant que je ne sorte en ville, j’ai saisi la profondeur de l’inquiétude parentale quand l’enfant est une fille. Ma mère en voyant ce soir là ma tenue, m’a dit : « Ne sors pas comme ça, tu es trop mignonne ». Présentée comme un simili-compliment, la phrase n’en est pas moins un conseil, que dis-je une supplique d’une mère à sa fille car la première a peur pour la seconde. Mes parents avaient assimilé bien avant moi, qu’une femme dans l’espace public est une proie potentielle et que sa tenue pouvait malheureusement, selon les dires de certains bien trop nombreux, tenir lieu de justification quant à une agression. J’ai compris à ce moment là la pleine mesure de l’inquiétude de mes parents et à quel point j’allais composer ma vie durant avec cette inégalité criante et dangereuse. Ce soir là, heureusement il ne m’est rien arrivé, plus de peur que de mal.

Pourtant j’aurais du m’en douter, il y avait eu des signes avants-coureurs.  Ainsi lors d’un séjour parisien avec l’une de mes sœurs quand j’étais jeune ado, un homme a posé la main sur moi. Nous étions au Louvre, et à ce moment là nous étions dans une salle particulièrement bondée. Un homme, le visage abrité par la capuche de son sweat, a posé sa main sur mon sein gauche. Ce contact a duré une ou deux secondes, pas plus. Sur le coup je n’ai pas compris et quand j’ai voulu avec ma sœur prévenir la sécurité, l’homme, aidé par la foule, s’était faufilé ailleurs. J’étais choquée mais je pensais encore sans doute que c’était un événement particulier, la faute à pas de chance. J’appréhendais encore peu la nature systémique de ce comportement. Ma sœur m’a confié également avoir subi des choses semblables dans les transports en commun, notamment une main aux fesses dans les escaliers du métro.

Les témoignages sont accablants (va faire un tour plus dans les sources, je t’ai listé plusieurs liens intéressants). En France, la majorité des femmes ont déjà subi du harcèlement de rue. Dans mon cas, et il est relativement commun, ce harcèlement s’est traduit par des regards appuyés et lubriques, des coups de klaxon intempestifs, des mots dragueurs ou obscènes prononcés sur mon passage ou à bonne distance depuis un habitacle de voiture. Certains étaient même susurrés dans le creux de mon oreille à la faveur d’un croisement rapproché en pleine rue. Mais il y a des fois qui marquent plus que d’autres.

→ Topito – Top 10 des chiffres alarmants sur le harcèlement de rue, le sexisme au quotidien

J’avais 16 ans, peut être 17, je marchais dans une grande rue commerçante d’Avignon, la rue de la République ou rue de la Ré comme on l’appelait entre lycéens et lycéennes. J’étais accompagnée d’une amie, on se dirigeait vers un restaurant pour manger entre copines. Le moment était agréable, on rigolait bien mais apparemment je parlais trop fort pour certains. Un groupe de 5 jeunes hommes nous a apostrophé d’une manière fort galante, c’est-à-dire en m’enjoignant à « fermer ma grande gueule » car apparemment on m’entendait depuis l’autre bout de la rue. J’ai commencé par m’excuser (oui oui je sais c’est ridicule mais c’est le syndrome de la petite fille parfaite) avant de rapidement comprendre que ces types nous avaient dans le viseur et que le fait de m’entendre n’était qu’un prétexte pour emmerder deux jeunes femmes « seules », j’entends par là sans escorte masculine. Ils nous ont suivi sur plusieurs mètres, nous ont insulté et ont eu des attitudes agressives : ils ont jeté au pied de mon amie un mégot et lui ont demandé de l’écraser à leur place, ils m’ont dit que vu ma gueule je devais avoir peu d’ami.e.s (ce à quoi j’ai répondu que ma vie sociale allait très bien et les encourageai à s’occuper de la leur) et ils ont même dit de mon amie qu’elle était un « travelo ». Bonjour l’insulte débile et la transphobie dans le plus grand des calmes. Je pense surtout qu’en la nommant ainsi, ils avaient en tête de nier sa « féminité » puisqu’elle ne répondait pas par la soumission à leur attitude. Heureusement, au bout d’un moment, ils sont partis et nous avons terminés le trajet seules, fortement perturbées par ce qui venait de se passer.

J’ai également fait l’objet de drague lourde comme tant d’autres femmes. J’entends par drague lourde, qu’un homme a initié une drague et qu’il s’est fait insistant. Dans ce genre de contexte, le type en question se fout bien de ton avis. Le non n’existe pas pour lui, ou du moins il ne veut pas l’entendre. Je citerai cette fois où un homme m’a accosté, je rentrais chez moi pour ma pause déjeuner. Il a commencé à me draguer et à devenir insistant malgré mon manque de coopération manifeste (or une drague acceptée et bien conduite ça se fait à deux). Et là, malgré moi, car j’ai détesté faire ça, j’ai sorti un argument qui l’a enfin fait cesser : j’ai dit que j’avais un copain. C’était la vérité mais j’ai détesté que ma situation sentimentale vaille plus que mon refus. Pour cet homme, ce qui méritait qu’il arrête sa drague intempestive c’était la présence d’un autre mâle dans ma vie. Un espèce de code d’honneur qui respecte l’autorité d’une autre bite et lui reconnaît son pouvoir plein et entier sur la femme à qui il parle. Ce jour là c’est la bite qui a fait foi, bien plus que ma liberté individuelle. Le pire c’est que parfois, même cet argument puant ne marche pas et l’on s’entend dire le fameux « mais je suis pas jaloux ».

J’ai été libraire pendant quasiment un an. J’avais 23 ans. J’ai pendant un temps travaillé à l’accueil, j’étais chargé, entre autres missions, d’accueillir et de guider les clients dans leurs recherches. Un jour, deux hommes rentrent, ils ont la vingtaine et sont souriants. Ils viennent vers moi et l’un deux m’accoste de la façon suivante : « Eh princesse il est où le rayon [machin chouette, je m’en souviens plus] ». Déconcertée, je bredouille ma réponse et ils s’en vont. Persuadée d’avoir mal entendu je demande à ma collègue qu’elle confirme mon impression et c’est ce qu’elle fait : ce type m’a bien affublé du sobriquet « princesse », sur mon propre lieu de travail alors que l’ont ne se connaissait pas. Ce n’est qu’un mot certes. Ce jeune homme se voulait peut être même gentil et charmeur mais il m’a surtout manqué de respect. Je n’en revenais pas qu’un homme me parle ainsi dans un contexte professionnel et surtout qu’il le fasse de manière immédiate. Le sobriquet « princesse » est très connoté. Il évoque souvent l’aspect demoiselle en détresse et vise à inférioriser la femme en question, c’est à limite de l’infantilisation. Prononcé au sein d’un couple, il n’aura pas du tout la même connotation, se voulant charmeur et protecteur (même si c’est discutable, ça ne concerne que le couple en question). Cet homme ne me connaissait pas et il s’est permis une familiarité rabaissante en insistant sur mon genre.

L’épisode le plus récent m’a profondément interpellé bien qu’il ne me soit rien arrivé de « grave ». L’été dernier, je suis sortie de mon appartement, seule, pour aller faire des courses en ville. Je m’arrête dans une supérette et me dirige près de l’entrée vers un rayon réfrigéré en quête de produits pour un apéro. Je distingue sur mon côté gauche un homme qui a l’air d’attendre. Je me dis qu’il attend que je finisse mon choix pour accéder aux produits devant lesquels je me trouve et ne souhaite pas être envahissant (la blague). Je me décide donc vite et en me dirigeant vers les caisses, croise inéluctablement l’individu en question. Il m’arrête en s’excusant de me déranger. Honnêtement, je pensais qu’il était en galère et qu’il allait me demander de l’argent. Que nenni. Il poursuit en me disant qu’il m’a vue dans la rue, que je lui ai plu et qu’il m’a donc suivie jusqu’à l’intérieur du magasin pour me parler. Il espérait peut être une issue favorable du style échange de numéros ou autre. Décontenancée par la démarche, je suis néanmoins restée polie et lui ai dit que j’étais déjà avec quelqu’un, ce à quoi il a répondu qu’il comprenait et est reparti en me souhaitant une bonne journée.

Cet épisode là peut paraître anodin. L’homme en question était d’ailleurs très poli et n’a pas insisté. Pour autant, je me suis sentie après coup très mal à l’aise pour plusieurs raisons. D’abord il m’a suivie. Il m’a vue dans la rue et il m’a suivie délibérément jusque dans un magasin et il avait l’air de trouver ça totalement normal puisqu’il me l’a dit. J’étais dans l’espace public, je marchais seule d’un point A à un point B, je n’étais pas du tout disposé à la rencontre ou autre. Je me déplaçais et cet homme a jugé opportun de me suivre et de m’attendre au détour d’un rayon. C’est en fait très anxiogène. D’autant plus que je ne suis pas rendu compte qu’il me suivait et c’est ça, avec le recul qui m’a mise vraiment mal à l’aise. Je ne m’était aperçu de rien avant qu’il ne m’avoue la chose. Mais alors à quel moment m’a t’il vu et à partir de quand a-t-il commencé à me suivre? Depuis mon appartement ? Sait-il où je vis ou du moins sait-il peut être ma rue ? Vais-je le recroiser ? Comment se fait-il que je n’ai rien vu ? Je me suis sentie terriblement vulnérable, comme une proie. La conclusion est heureuse, ce jeune homme étant apparemment quelqu’un de poli. Mais qu’aurait-il pu se passer dans le cas contraire ? Si il avait été insistant et/ou mal intentionné? Je pense sincèrement qu’il a agi sans penser à mal, persuadé du bien fondé de sa tentative. Pour autant, je trouve une telle manière de faire vraiment spéciale, surtout en sachant que la majorité des femmes se fait emmerder dans l’espace public. C’est une approche critiquable de base, qui, rajoutée à tout le contexte ambiant, devient vraiment problématique.

Really Guys ?

C’est cette autorisation d’intrusion que beaucoup s’octroient qui est reproché au harcèlement de rue. Ces dragueurs qui n’en ont que le nom se permettent d’interrompre, de s’immiscer dans l’espace d’une personne (de genre féminin) alors même que la dite personne n’est pas du tout dans une optique de rencontre : elle va d’un point A à un point B, elle ne cherche pas le contact, elle se déplace. De plus, ils se permettent ceci de manière régulière. Le but recherché n’est même pas forcément la séduction, c’est souvent un prétexte pour ramener la femme à ce qu’elle est pour eux : un objet et non une personne, ils peuvent donc commenter, la juger à loisir car ils considèrent qu’elle existe pour eux. Lors de cet épisode, j’ai clairement senti qu’on avait envahi mon espace et qu’on ne l’avait pas respecté. Jamais il ne me serait venu à l’idée de suivre un mec dans la rue pour le draguer et c’est le cas pour beaucoup de personnes, tout simplement par ce que c’est bizarre et creepy. Les tentatives de séduction sont de mon point de vue réservées aux lieux de sociabilisation. Et les mecs qui crient à la mort de la drague… VOUS ME FATIGUEZ. Il y a tellement d’endroits bien mieux adaptés à la drague que la rue, c’est vraiment de la mauvaise foi de dire le contraire. J’ajouterai qu’on voit bien que vous n’avez probablement jamais ressenti ce sentiment de vulnérabilité en raison de votre genre (mais ça marche avec d’autres facteurs discriminants : couleur de peau, orientation sexuelle, identité sexuelle, handicap … et pour peu que vous cumuliez plusieurs facteurs BINGO !). Cette crainte de l’agression, du viol, le fait de faire attention à sa tenue et de sentir malgré soi les regards sur notre corps, désavouées par notre audace de découvrir quelques centimètres de peau nue. Désavouées même parfois juste d’exister dans l’espace public peut importe notre habillement.

Le harcèlement de rue ne va pas dans les deux sens car il est le symptôme d’une domination sociétale : le patriarcat. On l’a bien vu récemment lors de la coupe du monde où de nombreuses femmes se sont fait emmerder et toucher par des inconnus alors qu’elles voulaient juste célébrer la victoire des Bleus ou encore dans le cas de ces journalistes féminines qui lors de direct se font embrasser par surprise : les femmes sont encore des cibles dans l’espace public car elles sont considérées comme étant « à disposition ».

→ http://www.madmoizelle.com/agressions-sexuelles-femmes-coupe-du-monde-941727

Pire on estime qu’elles sont coupables, qu’elles provoquent, que leur habillement ou leur simple présence justifie une telle conduite. On pense ainsi car la femme est vue comme une ressource, un bien sur lequel certains pensent avoir des droits et ce depuis des millénaires. Pour mieux comprendre l’origine de cette différence, je vous conseille les conférences et les livres de Françoise Héritier, une anthropologue qui a développé la notion de « valence différentielle des sexes ». Passionnant et édifiant.

Il y a sûrement d’autres choses que j’ai oublié, ce sont des événements malheureusement très réguliers, voir quotidiens, et sournoisement, l’habitude fait son oeuvre et on oublie, ça devient la normalité. Avant l’avalanche de témoignages (sur le harcèlement de rue puis la vague Me Too), beaucoup de personnes ne saisissaient pas l’ampleur du problème, et ce femmes comme hommes. Certaines femmes avaient intériorisé la chose et l’acceptaient malgré elle, tandis que les hommes n’imaginaient pas cela réel et pensaient presque que leurs copines ou autres affabulaient ou exagéraient.

De mon côté, je m’en tire vraiment bien. J’ai conscience qu’il y a des cas bien plus graves et que j’ai eu de la chance. En tant que free-lance à domicile, désormais je sors moins et n’ai plus de trajets obligatoires aller et retour à faire quotidiennement, ce qui m’évite un grand nombre de désagréments. Néanmoins je voulais apporter ma pierre à cet édifice, apporter un nouveau témoignage pour que de plus en plus, comme c’est en train d’advenir, on se rende compte de l’importance du féminisme, et ce même dans nos sociétés que certains et certaines pensent désormais épargnées par la misogynie. Le patriarcat est une réalité et il convient que tous, tous genres confondus nous l’acceptions pour enfin évoluer vers une autre direction. Faire attention aux détails est primordial. Le sexisme, le racisme, l’homophobie, la transphobie, le validisme et même le spécisme se cachent dans les détails, comme pour toutes les discriminations.

La discrimination n’est pas toujours le fait d’actes hors normes, elle est également tapie dans la plus banale des normalités : l’humour, les phrases et les actes du quotidien, la culture etc… et on doit le dénoncer, encore et toujours et surtout nous devons agir autrement, se faire acteurs et actrices du changement que nous espérons.

 

Sources / Pour aller plus loin :

Projet Crocodiles

→ La playlist sur le sexisme de La Carologie

Stop Harcèlement de Rue

→ Tous les témoignages présents sur le site Paye ta Shnek

→ La rubrique « Féminisme » de Madmoizelle

→ Cette vidéo excellente de la chaîne tout aussi excellente de L’effet Chimpanzé : Harcèlement de rue – Les univers parallèles existent

→ la chaîne Pop Culture Detective dont de nombreuses vidéos concernent la masculinité toxique et les rapports hommes/femmes en se basant sur des œuvres culturelles. Le vidéaste explique comment parfois les films ou les séries peuvent transmettre des messages douteux et présenter des comportements répréhensibles comme romantiques.  Merci à Des livres et les mots pour cette découverte indispensable et passionnante que je suis désormais assidûment !

6 réflexions sur “Toutes les fois où j’ai senti que mon genre n’était pas le bienvenu dans l’espace public

  1. Happy Virginie dit :

    On ressent tout ton combat féministe au quotidien et les valeurs que tu défends avec conviction… je partage aussi ce regard inquiet sur les comportements sexistes banalisés que nous subissons (presque) tous les jours… je me souviens encore quand la CPE du collège a dit de ma grande ado qui avait subit des insultes à caractère sexuel de manière répétée  » oui … elle est très jolie alors …  » Heu … oui mais NON! J’élève aussi notre fils dans le respect des femmes … on va y arriver à changer le monde car je côtoie aussi de nombreux hommes merveilleux et respectueux ❤

    Aimé par 1 personne

  2. Marietournelle dit :

    J’ai pris conscience de mon « statut » de femme quand, à la puberté, j’ai remarqué que les regards des hommes avaient changé et qu’on me regardait moins dans les yeux quand on me parlait… Chose à laquelle je n’étais évidemment pas du tout préparée ! Et ça ne m’a vraiment pas aidée à accepter mon corps à l’adolescence !
    Après il y a aussi les klaxons des voitures en marchant dans la rue, des sifflets ou des mecs qui m’accostaient dans la rue. Et plusieurs fois aussi en rentrant le soir à Aix, des voitures de mecs (mais est-ce utile de le préciser ?) qui ralentissaient en passant à notre niveau… Mais je pense comme toi, je fais partie des chanceuses qui ont été plutôt épargnées et maintenant je fais mes trajets en voiture donc je suis beaucoup moins exposée.

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  3. Le féminisme en oeuvres dit :

    Merci pour cet article ! Je me suis reconnue dans tellement de tes anecdotes… C’est une bonne idée que des les raconter. Comme tu l’as souligné, ce ne sont pas des cas isolés et en parler toutes ensemble permettra de faire comprendre au monde que ces comportements ne sont pas normaux. Bravo de donner suite au #metoo, qu’on en parle encore et encore !
    Je pense que j’écrirai un article similaire au tien parce que c’est vraiment très important d’élever nos voix

    Aimé par 1 personne

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